Un accident vasculaire vasculaire est une souffrance du cerveau dont les cellules elles-mêmes vont souffrir.
La souffrance des cellules cérébrales, selon leur localisation, entrainera des manifestations cliniques comme la paralysie d'une main, la perte du langage ou une hémiplégie complète par exemple.
Un accident vasculaire cérébral (AVC, stroke en anglais) peut être d'origine hémorragique (hémorragie cérébrale, un vaisseaux éclate, un hématome vient comprimer les cellules cérébrales qui, comprimées, souffrent) ou ischémique (un vaisseaux se bouche, le sang n'arrive plus dans une zone cérébrale, les cellules souffrent).
Nous traiterons principalement dans ce chapitre des accidents vasculaires cérébraux ischémiques (en rapport avec l'occlusion d'une artère provoquant une ischémie). Dans les pays industrialisés les accident vasculaires cérébraux sont majoritairement en rapport avec une occlusion artérielle (80%). Les hémorragies sont responsables de 20% des AVC. Les deux principales causes d'AVC ischémiques sont l'athérome carotidien (des dépots de cholestérol dans les artères carotides qui irriguent le cerveau) et les troubles du rythme cardiaque (un caillot de sang se forme dans le coeur et part dans la circulation cérébrale).
La mortalité d'un accident vasculaire cérébral varie entre 10 et 17%.



A chaque zone du cerveau correspond une aire cérébrale précise (le langage, la motricité d'une main, etc). L'atteinte d'une aire cérébrale se révélera par une manifestation clinique en rapport avec la zone cérébrale atteinte.



Les dépots d'athérome dans les carotides sont pourvoyeurs d'accidents vasculaires cérébraux.



Il faut bien comprendre que dans les premières minutes d'un accident vasculaire cérébral une zone du cerveau meure. Cette zone est entourée d'une zone qui souffre mais qui n'est pas encore détruite. Cette zone de souffrance peut être récupérée si un traitement rapide est réalisé (idéalement dans les trois premières heures). Dans les premières heures le déficit clinique n'est pas toujours corrélé à l'entendu des lésions. Un petit déficit ne doit pas être négligé il peut correspondre à une large zone de souffrance cérébrale.



Il existait auparavant une distinction entre accident ischémique transitoire (un déficit constaté pendant quelques minutes, toujours inférieur à 24 heures par définition) et AVC (un accident constitué).
Cette distinction n'existe plus.

Retenir :

Tout déficit anormal - paralysie d'une main, d'un bras, faiblesse d'une jambe, difficultée à parler ... - doit immédiatement faire appeler le centre 15 (en France) pour prise en charge dans un stroke center. La prise en charge doit être immédiate, avant les 3 premières heures. Tout retard de prise en charge augmente les risques de séquelles et de décés.






références



Lopez AD, Mathers CD, Ezzati M, Jamison DT, Murray CJ. Global and regional burden of disease and risk factors, 2001: systematic analysis of population health data. Lancet 2006;367:1747-1757

Feigin VL, Lawes CM, Bennett DA, Anderson CS. Stroke epidemiology: a review of population-based studies of incidence, prevalence, and case-fatality in the late 20th century. Lancet Neurol 2003;2:43-53

articles et ouvrages de référence (en anglais) :

Acute Ischemic Stroke. N Engl J Med 357:572, August 9, 2007 Clinical Practice

Neurologie. 12e édition, Jean Cambier, Maurice Masson, Henri Dehen, Catherine Masson. Editions Masson








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