Le risque principal d’un anévrisme, en particulier au niveau de l’aorte abdominale, est la rupture.
Le risque de rupture augmente avec le diamètre de l’anévrisme. Ce risque devient très important à partir de 55mm, il est faible, égal à 1%, pour les petits anévrismes entre 4 et 5 cm. Il est généralement admis que les anévrysmes doivent être opérés lorsque leur diamètre dépasse 50 mm.
La mortalité globale des ruptures d’anévrismes de l’aorte abdominale est de 80 à 90% . La mortalité globale des interventions réglées, à froid, est inférieure à 5%.
En général les anévrismes de l’aorte abdominale sont des maladies dégénératives dont l’incidence augmente avec l’age. On parle d’anévrismes dégénératifs qui présentent un taux réduit d’élastine (une molécule importante de la paroi des artères). L’élastine n’est pas synthétisée chez l’adulte qui a donc un « capital » élastine défini. L’élastine a une demi-vie de 40 à 70 ans (le temps qu’il faut pour que la moitié d’une quantité disparaisse).
D’autres anomalies sont décrites dans la paroi des artères anévrismales dont une augmentation d’activité des metaloproteinases (MMM-P9, une enzyme elastolytique).